#5 La Boîte à Douceur 📚
Une liste de reco culturelles durables, à scroller en prenant son temps.
Bonjour les Douceurs,
Je déteste la chaleur. La chaleur me rappelle la fin du monde et le jour le plus insupportable de ma vie. La chaleur c’est la mort, je ne vois aucune différence. Je me suis étendue sur ce sujet dans Courir l’escargot, et maintenant, quand il fait chaud, les gens qui m’aiment bien se souviennent, puisque je l’ai écrit dans le livre, que je déteste la chaleur, et m’envoient des messages de soutien réconfortant - comme quoi ça vaut le coup de se fasciner pour sa propre subjectivité en écrivant sa vie dans des livres (je vais y revenir).
Je vous écris ceci en sueur et en panique, mais munie du soin que je mets chaque mois dans cette lettre de recommandations culturelles, car La Boîte à Douceurs est devenu votre rendez-vous préféré de cette newsletter.
Voici la mouture de Mai. (Si vous n’avez pas encore vidé celle d’avril, je la mets ci-dessous, les douceurs de mes boîtes n’ont pas de date de péremption.)
Mai a été un mois particulier, car c’était un mois escargot. J’ai lu, écouté, constaté les choses avec plus de relâche qu’au cours des mois “disciplinés” qui ont précédé.
D’ailleurs, en parlant de discipline. Vous vous rappelez ? Quand j’avais dit que j’allais classifier dans Notion tous mes livres, podcasts, films, documentaires, expositions pour en garder le fil afin de vous les livrer avec méthode à chaque fin de mois ? LOL.
Au fil des semaines, ma pratique de listage systématique s’est amenuisée. Le mois dernier, je n’avais plus qu’une mini liste rabougrie avec des mots en vrac. Ce mois-ci, je n’ai rien noté. J’ai dû traquer les contenus dans les recoins de mon téléphone, dans l’historique de mes applis, dans les piles de livres qui s’amoncellent aux quatre coins de ma chambre et bien sûr dans mes photos. Ça n’est pas grave, cette traque fut amusante et fructueuse !
Ce mois-ci, dans la boîte à douceurs, j’ai mis :
Neuf Livres (dont deux BD)
Trois podcasts
Une exposition (et un documentaire qui va avec)
Un film
Une série (enfin surtout un personnage d’une série qui va me manquer)
Un point Perruche (I know)
Un point écriture
Il y a beaucoup de livres, parce que quand j’ai du temps devant moi, j’ai tendance à me caler avec une pile d’une dizaine et à tous les ouvrir à la fois. Résultat : je ne les finis pas toujours. Ça non plus, ça n’est pas grave. Je les finirai un jour, ou pas. Ça ne veut pas dire que je ne les ai pas rencontrés.
Ce mois-ci, j’ai aussi retrouvé le goût d’écrire, grâce à un atelier d’écriture dont j’ai envie de vous parler. La personne merveilleuse qui l’anime a prononcé cette phrase : “écrire, c’est être fascinée par sa propre subjectivité”. Et me revoilà pourvue d’un petit carnet et d’un stylo Bic gras noir, à capturer le flux de ma subjectivité, qui me fascine il est vrai - comme toutes les subjectivités.
J’ai l’intention de fertiliser ce terrain ces prochaines semaines et d’y faire pousser de nombreuses fleurs, peut-être même un arbre. Je vous tiens au courant.
Comme d’habitude, j’ai mis dans cette boîte des contenus qui se consomment à feu doux. Vous pouvez l’enregistrer et y revenir plus tard dans le week-end, ou dans le courant du mois. La prochaine arrive fin juin ! (Pour y accéder il faut être abonné·e premium, ce qui est une bonne façon de soutenir mon travail).
Plongez-y et déroulez lentement. 🐌
Je vous laisse. Je vous souhaite de la fraîcheur. Je nous souhaite un monde meilleur.
Prenez soin de vous et prenez votre temps,
Lauren
PS : Si vous êtes à Paris demain samedi 30 mai, je serai très heureuse de vous retrouver à 16h à La Maison Perchée, un endroit dédié à la pair-aidance en santé mentale, et où - je peux enfin faire mon coming-out - j’ai effectué mon stage de licence de psychologie.
On a eu l’idée, en collaboration avec La Perche, le podcast de la Maison Perchée, de faire un épisode croisé sur le témoignage en santé mentale. C’est une question importante : comment parler, pourquoi parler, à qui parler (à ses proches, dans une association, dans les médias, dans un podcast, ou dans un livre) ? Un livre, c’est ce qu’a fait notre invitée Dounia Hadni, qui a écrit La Hchouma, un roman qui m’a bouleversée et pour lequel j’avais hâte de lui tendre mon micro. Comme elle est intervenante à la Maison Perchée, la solution était toute trouvée : elle est un peu chez elle là-bas, et moi aussi désormais.
Ce sera une rencontre en public. L’entrée est libre. Il fera un peu moins chaud : venez ! Dans tous les cas, vous pourrez réécouter tout ça bientôt dans Folie Douce ET dans La Perche.
Allez place à la boîte ! (Comme à chaque fois je vous ai mis des liens affiliés vers le site Les Libraires car il faut acheter ses livres à des librairies indépendantes pour bien niquer Amazon et Bolloré. N’hésitez pas à cliquer.)
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